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Des déplacés nigérians peu après leur arrivée au camp de réfugiés de Dar-es-Salam au Tchad. © HCR / Aristophane Ngargoune

Le gouvernement du Tchad, le Nigéria et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont signé un accord garantissant un rapatriement volontaire et sécurisé des réfugiés nigérians actuellement hébergés au Tchad. L’annonce a été faite à travers un communiqué publié mercredi 5 février, sur le site web du HCR Tchad.

Le communiqué souligne que cet accord tripartite vise à établir un cadre structuré permettant le retour des populations déplacées dans le respect total de leurs droits fondamentaux.

L’accord prévoit la création d’une commission conjointe chargée d’élaborer des procédures opérationnelles standardisées. Son objectif principal est de faciliter un dialogue transparent entre les parties et de garantir la protection des réfugiés durant leur processus de rapatriement.

Les modalités de l’accord prévoient des évaluations conjointes, une coordination étroite entre les trois parties et un mécanisme de suivi permettant de garantir le caractère pleinement volontaire des retours. Cette approche multilatérale vise donc à assurer la sécurité et la dignité des personnes déplacées.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a souligné que cette initiative s’inscrivait dans une approche globale de solutions durables pour les populations déplacées, marquant une nouvelle étape dans la gestion collaborative des mouvements migratoires forcés en Afrique centrale.

D’après le HCR, depuis le 26 décembre dernier, lorsque des affrontements ont éclaté entre les forces gouvernementales du Nigéria et des groupes armés dans la ville de Baga, près de la frontière avec le Tchad, environ 6 000 réfugiés auraient déjà fui l’État nigérian de Borno en proie à des troubles.

Nous vous invitons à écouter le représentant adjoint du HCR, Jérôme Sébastien Frank Merlin qui en dit plus sur cette signature d’accord.

llunga